Comprendre
On rencontre des monstres de coopération déjà à l'œuvre et on comprend pourquoi l'hybridation du public, du privé et des communs est ce qui permet de passer à l'échelle.
Nouveaux mondes, nouvelles gouvernances. Deux jours pour hybrider le public, le privé et les communs, et réinventer les modes d'action collective.
Nous aimerions vous compter parmi nous. Partout, des initiatives utiles tiennent leurs promesses. Elles soignent là où il n'y a plus de médecin, rouvrent le débat là où la démocratie s'épuise, raccordent des territoires qu'on disait perdus. Et ça fonctionne — mais à petite échelle. Presque toutes butent sur le même mur : comment grandir sans se trahir ?
Nous sommes convaincus que ce mur n'est pas infranchissable. Nous pouvons le faire tomber en cessant de travailler chacun dans son silo, et en apprenant à bâtir des alliances entre trois mondes qui s'ignorent trop souvent : le public, le privé, les communs.
Ce sera la première université d'été du mouvement. Deux jours pour confronter nos expériences, nous forger un langage commun, repartir mieux outillés, et, nous l'espérons, prendre plaisir à le faire ensemble.
Trois façons d'agir structurent nos sociétés : l'État et ses institutions, le marché et ses entreprises, les communs et leurs gouvernances horizontales. Trois logiques, trois grammaires. Chacune a ses forces, mais aucune, seule, n'est à la hauteur des défis contemporains — dérèglement climatique, intelligence artificielle, grand âge, retour de l'impérialisme. Ces formes d'action restent trop cloisonnées : il ne suffit pas de les superposer, il faut apprendre à les articuler.
Rendre l'hybridation public, privé, communs opérable. Faire naître des organisations d'un genre nouveau — des monstres de coopération — capables d'assumer le mélange des mondes pour gagner en puissance d'agir, et faire émerger une nouvelle grammaire de l'action collective.
Nous aimons décrire Crakus en contrepoint à la société du Mont-Pèlerin, ce cercle d'économistes et de philosophes réuni autour de Friedrich Hayek en 1947 pour imposer le libéralisme économique. Mêmes outils : un collectif, un langage, une patience. Projet inverse : justice sociale, démocratie économique, climat, l'agir ensemble comme nouvel horizon pour refaire monde. Une toute autre espérance.
Deux séminaires, un colloque académique international et des échanges réguliers ont posé les bases d'un langage commun. De ce travail est né un Bestiaire des monstres de coopération, qui documente, compare et transmet ces formes d'action capables de relier plusieurs mondes. L'université d'été prolonge ce cheminement pour en faire une ressource commune.
Sortir de l'incantation et passer au faire. Cette première université doit nous permettre de répondre, ensemble, à quatre questions — et changer le réel.
Pourquoi des initiatives qui marchent ne changent-elles pas la donne collective ? En quoi le passage à l'échelle est-il le verrou central ?
En quoi l'hybridation public, privé, communs est-elle une voie crédible ? Quels « monstres de coopération » existent déjà, et quels cas-types s'en dégagent ?
De quoi avons-nous besoin pour la rendre opérable : quel vocabulaire, quelles méthodes, quels outils, quels secteurs prioritaires ?
Quelles alliances tisser, autour de quel agenda et de quels moyens, pour faire mouvement dans la durée tout en agissant dès maintenant ?
Public, privé, recherche, monde associatif, initiatives citoyennes, artistes : des praticiennes et des praticiens qui, dans des champs très différents, cherchent à dépasser les limites de leurs horizons. Choisissez un domaine pour voir qui le porte.
Le week-end s'organise comme un embarquement. Il se compose de quatre temps qui s'enchaînent, chacun avec son intention et ce que l'on en retire.
On rencontre des monstres de coopération déjà à l'œuvre et on comprend pourquoi l'hybridation du public, du privé et des communs est ce qui permet de passer à l'échelle.
C'est le cœur du week-end. En petit groupe, autour de l'une des cinq thématiques, on imagine et on fait naître un monstre de coopération. On passe ensuite d'un groupe à l'autre pour nourrir et enrichir les monstres des autres.
Apéro littéraire, dîner et temps plus sensibles rythment la soirée. Le collectif se tisse dans la joie, bien au-delà des mots.
On met en place ce qui permettra à de nouveaux monstres de naître tout au long de l'année, et chacun choisit la place qu'il souhaite tenir dans le mouvement.
C'est pendant les ateliers du samedi après-midi que l'on fait naître les monstres de coopération, autour de ces cinq thématiques.
Galleria Continua / Les Moulins. Installée depuis 2007 dans une ancienne papeterie du XIXᵉ siècle, au bord du Grand Morin : l'une des adresses majeures de l'art contemporain en Europe. Deux moulins réhabilités en espaces de 1 500 m² chacun, où des œuvres monumentales dialoguent avec la pierre, l'eau et la lumière.
Participer aux deux jours, en vous logeant par vos propres moyens.
Pour découvrir le collectif et inventer d'autres façons d'agir.
Venir à plusieurs et plonger dans l'hybridation.
Faire infuser le sujet et embarquer plus largement votre écosystème.
Les partenariats ne passent pas par la billetterie en ligne. Pour devenir partenaire, contactez-nous par mail : nous reviendrons vers vous pour construire ensemble votre participation.
Mention de votre soutien sur nos supports, dans le livret et sur le site du mouvement.
Votre logo sur nos supports, dans le livret et sur le site.
Votre logo + citation en introduction de l'université.
Réservez votre place en quelques clics sur notre billetterie en ligne.
Laissez-nous vos coordonnées et un mot : nous revenons vers vous pour construire ensemble votre participation.